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Elementi taggati con: gafam


 
Bonjour, #nouveauIci je lance un pod diaspora francophone pour essayer de motiver mon entourage à quitter #facebook et rejoindre ce réseau libre que je redécouvre. J'ai volontairement pris un domaine parodique pour essayer d’attiser la curiosité des gens.
N'hésitez pas à venir participer, j'ai mis un discord en parallèle en attendant l'intégration du chat xmpp :)
Pour ma part je suis Français, localisé dans le #Tarn, et je m'intéresse aux alternatives pour se passer des #GAFAM
Le pod en lui même est hébergé chez OVH, VM sur serveur dédié.
Je suis ouvert a toute remarque / suggestion / critique.

https://www.fessebouc.fr

#newHere #podmin #fessebouc


 
Bonjour, #nouveauIci je lance un pod diaspora francophone pour essayer de motiver mon entourage à quitter #facebook et rejoindre ce réseau libre que je redécouvre. J'ai volontairement pris un domaine parodique pour essayer d’attiser la curiosité des gens.
N'hésitez pas à venir participer, j'ai mis un discord en parallèle en attendant l'intégration du chat xmpp :)
Pour ma part je suis Français, localisé dans le #Tarn, et je m'intéresse aux alternatives pour se passer des #GAFAM
Le pod en lui même est hébergé chez OVH, VM sur serveur dédié.
Je suis ouvert a toute remarque / suggestion / critique.

https://www.fessebouc.fr

#newHere #podmin #fessebouc


 
Qwant, le moteur de recherche qui ne s'intéresse pas à vos données personnelles

#Internat #GAFAM #Qwant #vieprivée


 
Qwant, le moteur de recherche qui ne s'intéresse pas à vos données personnelles

#Internat #GAFAM #Qwant #vieprivée



 
On aime ! Le premier #smartphone durable et 100% libéré des #GAFAM !


 
On aime ! Le premier #smartphone durable et 100% libéré des #GAFAM !


 
"Donnez vos données"
Chanson ironique de Frédéric Fromet sur les données que nous volent les GAFAM

https://www.franceinter.fr/emissions/la-chanson-de-frederic-fromet/la-chanson-de-frederic-fromet-12-octobre-2018

#data #vieprivee #gafa #gafam #parodie #chanson


 
"Donnez vos données"
Chanson ironique de Frédéric Fromet sur les données que nous volent les GAFAM

https://www.franceinter.fr/emissions/la-chanson-de-frederic-fromet/la-chanson-de-frederic-fromet-12-octobre-2018

#data #vieprivee #gafa #gafam #parodie #chanson


 
silicon valley : empire du futur

ToutDeBon à vous,

j’ai visionné hier soir un documentaire vraiment bien !
http://www.les-docus.com/silicon-valley-empire-du-futur-1-2/

et je vous le conseille vivement … l’état est encore en mesure de « faire avec » les technocrates ?

\#gafam #apres-ge #pouvoir #citoyenneté
silicon valley : empire du futur


 
silicon valley : empire du futur

ToutDeBon à vous,

j’ai visionné hier soir un documentaire vraiment bien !
http://www.les-docus.com/silicon-valley-empire-du-futur-1-2/

et je vous le conseille vivement … l’état est encore en mesure de « faire avec » les technocrates ?

\#gafam #apres-ge #pouvoir #citoyenneté
silicon valley : empire du futur


 

L' #agora des #colibris lance son nouvel atelier, sur le thème "(Ré)humaniser le web"

L'objectif : coécrire entre internautes et spécialistes un ouvrage pour inventer un nouveau #numérique , #démocratique , accessible, transparent, coopératif…


Toutes les bonnes volontées sont les bienvenues ici. Pensez à repartager pour un maximum de coopération !
Personellement je m'y attaque quand j'aurais le temps. Notez que si le débat est ouvert à des non-spécialistes, ce qui est une bonne chose, on se retrouve avec des propositions qui sont franchement pas au niveau des enjeux, je vous invite grandement à participer !!
#gafam #surveillance #google #amazon #apple #facebook #twitter #microsoft #lqdn #framasoft #ffdn #fr #colibri #cooperation #internet #web #reseau #libre #logiciel libre


 

L' #agora des #colibris lance son nouvel atelier, sur le thème "(Ré)humaniser le web"

L'objectif : coécrire entre internautes et spécialistes un ouvrage pour inventer un nouveau #numérique , #démocratique , accessible, transparent, coopératif…


Toutes les bonnes volontées sont les bienvenues ici. Pensez à repartager pour un maximum de coopération !
Personellement je m'y attaque quand j'aurais le temps. Notez que si le débat est ouvert à des non-spécialistes, ce qui est une bonne chose, on se retrouve avec des propositions qui sont franchement pas au niveau des enjeux, je vous invite grandement à participer !!
#gafam #surveillance #google #amazon #apple #facebook #twitter #microsoft #lqdn #framasoft #ffdn #fr #colibri #cooperation #internet #web #reseau #libre #logiciel libre


 

Immagine/fotoBonsoir tous! Immagine/foto


Hier je vous avais partag mon lien MyFrama, je ne vais donc pas vous refaire une prsentation du projet. Nanmoins, je me suis dit qu'il serait bien que je ne sois pas le seul contributeur! C'est donc pour a que je souhaite vous partager mon pad qui permet de raliser des changes avec moi! Je suis ouvert toute proposition d'ajout sur les sujets que j'ai prcedemment dcrit! :-) . Et n'oubliez pas d'y retourner pour voir si j'ai rpondu votre demande!

Au plaisir que vous trouviez votre bonheur.

#logiciel #logiciel-libre #PeerTube #Diaspora #Dgooglisons #GAFAM #Frama #jeu #Framapad #Pad


 

Immagine/fotoBonsoir tous! Immagine/foto


Hier je vous avais partag mon lien MyFrama, je ne vais donc pas vous refaire une prsentation du projet. Nanmoins, je me suis dit qu'il serait bien que je ne sois pas le seul contributeur! C'est donc pour a que je souhaite vous partager mon pad qui permet de raliser des changes avec moi! Je suis ouvert toute proposition d'ajout sur les sujets que j'ai prcedemment dcrit! :-) . Et n'oubliez pas d'y retourner pour voir si j'ai rpondu votre demande!

Au plaisir que vous trouviez votre bonheur.

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Google suit ses utilisateurs mme avec la localisation dsactive


Voici comment la supprimer:

https://www.journaldugeek.com/2018/08/14/google-suit-utilisateurs-meme-localisation-desactivee/

#google #GAFAM #GAFA #GAFAMI #siliconvalley #california #californie #news #tech #technology #technologie #libre #opensource #android # #internet #info #infos # #french #france #belgique #canada #suisse #monaco #luxembourg #afrique #mali # #togo # #rdc #RDC #congo #Congo #tchad #maroc #morocco # #algeria #tunisie # #senegal # #guinea #cameroun #cameroon #liban #lebanon #roumanie #romania #article # # # #haiti # #USA #US #maps #map #carte #mappy #OSM
Google suit ses utilisateurs même avec la localisation désactivée


 

EDF et Mozilla Firefox : paiement en ligne foireux li aux cookies de marketeux en folie, la solution, la botte secrte.


Vous tes client chez EDF et vous voulez rgler votre facture en ligne ?

Il se peut quau moment deffectuer votre rglement, vous vous trouviez face au sympathique message que voil :
Depuis le navigateur Mozilla Firefox, le paiement en ligne est temporairement indisponible. Vous pouvez rgler votre facture : en ligne depuis un autre navigateur, sur lappli EDF & MOI par carte bancaire ou par tlphone au
Suit alors une indication vous prcisant quil est possible que le problme soit li au fait que votre navigateur Firefox naccepte pas les cookies. Seulement, vous avez beau vrifier, il les accepte bien En tout cas ceux des sites visits, donc ceux dEDF et ceux de votre banque sil doit y avoir une redirection vers celui-ci pour du paiement scuris. Surtout quen temps normal tous les autres sites avec paiement en ligne fonctionnent parfaitement

En fait, le problme est effectivement li lacceptation des cookies, mais ceux des sites tiers ! _"

Par dfaut, les cookies tiers et les donnes de sites tiers sont dsactivs dans Mozilla Firefox (et cest en gnral plutt une bonne chose).

Pour les activer temporairement si vous tenez absolument poursuivre votre paiement en ligne et malgr le fait que cela va vous ramener des cookies de socits qui nont rien voir avec EDF ou avec votre banque :
- Via le bouton Menu de Firefox, cliquez sur Prfrences puis, gauche, sur le panneau Vie prive et scurit .
- Recherchez la section Cookies et donnes de sites .
- Au niveau du paramtre Accepter les cookies tiers et les donnes de sites tiers , slectionner Toujours .

On pensera repositionner ce paramtre sur Jamais une fois le paiement termin.

Et maintenant que notre paiement auprs dEDF est ralis, ceci malgr le savoir-faire ingal des dveloppeurs du site, voyons voir un peu quels taient ces fameux cookies qui savraient rigoureusement indispensables notre transaction.

Si lon a pris soin deffacer ses traces (et donc les cookies) avant de se connecter au site dEDF pour payer, Mozilla Firefox nous indiquera que nous avons rcolt les cookies suivants une fois notre paiement ralis :

-www.google.com-edf.fr-particulier.edf.fr-aureus-payment.multimediabs.com-edf-portal.billpayment.fr-doubleclick.net-cstatic.weborama.fr-weborama.fr-halc.iadvize.com-facebook.com-### Un cookie du site de votre banque ###-crm4d.com-p.crm4d.com
Parmi les cookies qui peuvent poser question, on aura bien sr google.com (WTF !) et facebook.com (WTF !!!) qui savent donc probablement que vous venez de payer votre facture.

Immagine/foto



Ceux dEDF et de votre banque sont bien sr lgitimes.

Les autres par contre sont un peu plus obscurs au premier abord.

Nous avons donc pour commencer aureus-payment.multimediabs.com . Un petit whois sur ce domaine nous indique quil est dpos chez Gandi (soit) et en rapport avec Orange Applications for Business .

Ensuite nous trouvons DoubleClick qui est une rgie publicitaire appartenant Google.

Puis cest le tour de Weborama, entreprise spcialise dans la collecte de donnes marketing et la diffusion de campagnes publicitaires en ligne (profilage de consommateurs, services de marketing digital).

Aprs a cest iAdvize, une plateforme de commerce conversationnel de la socit Iris Capital qui est une bote de capital-investissement en lien avec Orange et Publicis. Il semblerait, de ce que je comprends, que ce soit li au SMS envoy pour le paiement scuris, donc un truc lgitime.

Et puis pour finir, ce sont des cookies de la solution CRM4D propose par la socit Graphinium (stratgie marketing et return on investment ).

Donc sur 13 cookies qui ont t placs dans le navigateur en visitant uniquement le site dEDF, dont certains soi-disant pour le bon fonctionnement du paiement en ligne, nous en avons en fait 6 qui sont rellement utiles et les autres qui servent nous ficher pour des raisons officiellement marketing.

Je rsume les 7 intrus qui sont :
-www.google.com-doubleclick.net-cstatic.weborama.fr-weborama.fr-facebook.com-crm4d.com-p.crm4d.com
Merci. De rien. Au-revoir Messieurs Dames.
#EDF #Firefox #Mozilla #paiement #bug #cookie #cookies #CookiesDgueulasses #JeChieDesCookiesPourLeMarketing #intrus #pistage #solution #logiciel #libre #LogicielLibre #informatique #GAFAM #FoutageDeGueule #JeDevAvecLesPieds #CauchemardSurLeWeb #Marketeux #Marketing #commerce #CarteBancaire #CarteBleue #liste #Perceval #BotteSecrte #VieDeMerde #PleinDeTagsSiJeVeux #EncoreUnTagInutile #YEnAMarre #OnEnAGros


 

EDF et Mozilla Firefox : paiement en ligne foireux li aux cookies de marketeux en folie, la solution, la botte secrte.


Vous tes client chez EDF et vous voulez rgler votre facture en ligne ?

Il se peut quau moment deffectuer votre rglement, vous vous trouviez face au sympathique message que voil :
Depuis le navigateur Mozilla Firefox, le paiement en ligne est temporairement indisponible. Vous pouvez rgler votre facture : en ligne depuis un autre navigateur, sur lappli EDF & MOI par carte bancaire ou par tlphone au
Suit alors une indication vous prcisant quil est possible que le problme soit li au fait que votre navigateur Firefox naccepte pas les cookies. Seulement, vous avez beau vrifier, il les accepte bien En tout cas ceux des sites visits, donc ceux dEDF et ceux de votre banque sil doit y avoir une redirection vers celui-ci pour du paiement scuris. Surtout quen temps normal tous les autres sites avec paiement en ligne fonctionnent parfaitement

En fait, le problme est effectivement li lacceptation des cookies, mais ceux des sites tiers ! _"

Par dfaut, les cookies tiers et les donnes de sites tiers sont dsactivs dans Mozilla Firefox (et cest en gnral plutt une bonne chose).

Pour les activer temporairement si vous tenez absolument poursuivre votre paiement en ligne et malgr le fait que cela va vous ramener des cookies de socits qui nont rien voir avec EDF ou avec votre banque :
- Via le bouton Menu de Firefox, cliquez sur Prfrences puis, gauche, sur le panneau Vie prive et scurit .
- Recherchez la section Cookies et donnes de sites .
- Au niveau du paramtre Accepter les cookies tiers et les donnes de sites tiers , slectionner Toujours .

On pensera repositionner ce paramtre sur Jamais une fois le paiement termin.

Et maintenant que notre paiement auprs dEDF est ralis, ceci malgr le savoir-faire ingal des dveloppeurs du site, voyons voir un peu quels taient ces fameux cookies qui savraient rigoureusement indispensables notre transaction.

Si lon a pris soin deffacer ses traces (et donc les cookies) avant de se connecter au site dEDF pour payer, Mozilla Firefox nous indiquera que nous avons rcolt les cookies suivants une fois notre paiement ralis :

-www.google.com-edf.fr-particulier.edf.fr-aureus-payment.multimediabs.com-edf-portal.billpayment.fr-doubleclick.net-cstatic.weborama.fr-weborama.fr-halc.iadvize.com-facebook.com-### Un cookie du site de votre banque ###-crm4d.com-p.crm4d.com
Parmi les cookies qui peuvent poser question, on aura bien sr google.com (WTF !) et facebook.com (WTF !!!) qui savent donc probablement que vous venez de payer votre facture.

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Ceux dEDF et de votre banque sont bien sr lgitimes.

Les autres par contre sont un peu plus obscurs au premier abord.

Nous avons donc pour commencer aureus-payment.multimediabs.com . Un petit whois sur ce domaine nous indique quil est dpos chez Gandi (soit) et en rapport avec Orange Applications for Business .

Ensuite nous trouvons DoubleClick qui est une rgie publicitaire appartenant Google.

Puis cest le tour de Weborama, entreprise spcialise dans la collecte de donnes marketing et la diffusion de campagnes publicitaires en ligne (profilage de consommateurs, services de marketing digital).

Aprs a cest iAdvize, une plateforme de commerce conversationnel de la socit Iris Capital qui est une bote de capital-investissement en lien avec Orange et Publicis. Il semblerait, de ce que je comprends, que ce soit li au SMS envoy pour le paiement scuris, donc un truc lgitime.

Et puis pour finir, ce sont des cookies de la solution CRM4D propose par la socit Graphinium (stratgie marketing et return on investment ).

Donc sur 13 cookies qui ont t placs dans le navigateur en visitant uniquement le site dEDF, dont certains soi-disant pour le bon fonctionnement du paiement en ligne, nous en avons en fait 6 qui sont rellement utiles et les autres qui servent nous ficher pour des raisons officiellement marketing.

Je rsume les 7 intrus qui sont :
-www.google.com-doubleclick.net-cstatic.weborama.fr-weborama.fr-facebook.com-crm4d.com-p.crm4d.com
Merci. De rien. Au-revoir Messieurs Dames.
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Jaron Lanier : le modèle économique des GAFAM n'est pas viable

Dans le cadre d'une présentation TED diffusée en mai 2018, Jaron Lanier, essayiste, pionnier de la réalité virtuelle et chercheur en informatique, explique que le modèle économique des GAFAM n'est tout simplement pas viable. Son témoignage est très éclairant : https://youtu.be/qQ-PUXPVlos Note : vous pouvez afficher les sous-titres en français (premier icône en bas à droite de la vidéo).
Je ne crois pas que notre espèce puisse survivre si on n'y remédie pas [à changer le modèle économique des GAFAM]. On ne peut pas vivre dans une société où deux personnes souhaitant communiquer n'y parviennent que si cette communication est financée par un tiers qui souhaite les manipuler.
#dependance #economie #gafam #protection-de-la-sphere-privee
Cet article est disponible ici: https://ll-dd.ch/jaron-lanier-le-modele-economique-des-gafam-nest-pas-viable/
Jaron Lanier : le modèle économique des GAFAM n’est pas viable


 
Jaron Lanier : le modèle économique des GAFAM n'est pas viable

Dans le cadre d'une présentation TED diffusée en mai 2018, Jaron Lanier, essayiste, pionnier de la réalité virtuelle et chercheur en informatique, explique que le modèle économique des GAFAM n'est tout simplement pas viable. Son témoignage est très éclairant : https://youtu.be/qQ-PUXPVlos Note : vous pouvez afficher les sous-titres en français (premier icône en bas à droite de la vidéo).
Je ne crois pas que notre espèce puisse survivre si on n'y remédie pas [à changer le modèle économique des GAFAM]. On ne peut pas vivre dans une société où deux personnes souhaitant communiquer n'y parviennent que si cette communication est financée par un tiers qui souhaite les manipuler.
#dependance #economie #gafam #protection-de-la-sphere-privee
Cet article est disponible ici: https://ll-dd.ch/jaron-lanier-le-modele-economique-des-gafam-nest-pas-viable/
Jaron Lanier : le modèle économique des GAFAM n’est pas viable


 

Les marges exorbitantes de la grande distribution tuent les producteurs


https://lareleveetlapeste.fr/les-marges-exorbitantes-de-la-grande-distribution-tuent-les-producteurs/?utm_source=actus_lilo

#actualité #marges #économie #finance #europe #france #canada #québec #afrique #côtedivoire #liban #lebanon #egypt #égypte #maroc #algérie #suisse #belgique #ouvrier #producteur #industrie #coop #coopérative #UE #bruxelles #EU #carrefour #tesco #walmart #gafam #danone #nestlé #LVMH
Les marges exorbitantes de la grande distribution tuent les producteurs


 
PeerTube : Framasoft lance son alternative Libre à YouTube

À l’image des autres GAFAM, YouTube (possédé par Google depuis 2006) s’immisce chaque jour un peu plus dans la vie privée des citoyens et des citoyennes du monde entier tout en vendant du « temps de cerveau disponible » aux annonceurs si bien que leur univers se rapproche chaque jour un peu plus de ce qu’on nous sert déjà à la télévision. Avec PeerTube, Framasoft a pour ambition de montrer qu’un autre internet, celui de la contribution, est possible. En fait, l’Internet comme il l’était à l’origine : LIBRE. Pouhiou*, chargé de communication chez Framasoft nous explique ce projet tant attendu du monde militant ainsi que « pourquoi le défi d’un internet libre et décentralisé est devenu un véritable enjeu de société ».

Mr Mondialisation : Cher Pouhiou, pourquoi estimez-vous nécessaire de développer un système d’hébergement de vidéo alternatif à YouTube aujourd’hui ?

Pouhiou : Le YouTube de Google symbolise assez bien tout ce qu’il y a de toxique dans les grandes plateformes qui centralisent nos attentions et nos données (on peut également citer parmi elles le Dailymotion de Vivendi-Universal, Facebook Vidéos, etc.) On voit bien que le grand gagnant de YouTube, c’est Google : avec sa position hégémonique, Google fait la loi sur ce que l’on regarde, tel un ORTF 2.0.

Google décide des règles du jeu, avec par exemple ContentID, son « robocopyright » qui filtre les contenus de manière arbitraire, qui favorise les industries culturelles, et figure régulièrement dans la chronique « Copyright Madness » tant ses dérives automatisées sont nombreuses. [À noter que Mr Mondialisation fut à plusieurs reprises victime de cette forme de censure sur Youtube]

Google décide aussi de quels contenus seront mis en avant, que ce soit pour nous entraîner dans une boucle de vidéos de plus en plus extrémistes (comme le rapporte une personne ayant travaillé sur cet algorithme), ou plus simplement pour plaire aux annonceurs en démonétisant les vidéos de femmes qui parlent de leur corps et de leurs sexualités (et qui ont protesté avec #MonCorpsSurYouTube).

Enfin, Google tente de maîtriser ce que nous faisons de notre temps de vie. Vous avez déjà vécu cette « spirale YouTube » où vous ne vouliez voir qu’une vidéo YouTube et l’instant d’après il est 3h du matin, et vous n’avez pas vu le temps passer…? C’est un effet volontaire du design de YouTube, et une des nombreuses techniques expliquées par un ex-éthicien du design chez Google, Tristan Harris.

Le problème est double. D’une part, avec YouTube, Google a réussi à centraliser nos créations et donc nos attentions. Comme on y trouve de tout, c’est là qu’on va chercher nos vidéos. D’autre part, Google a intimement lié un outil de diffusion des vidéos (YouTube) à un modèle économique, celui de la pub, de l’économie de l’attention. Mais en vrai, on n’est pas obligé·e·s de faire comme Google, de s’enfermer dans son modèle.


CC-By-SA LILA https://libreart.info/fr/
Mr Mondialisation : En quoi PeerTube se distinguera alors de l’existant dans son fonctionnement ?

Pouhiou : PeerTube a été pensé pour que chacun·e puisse se réapproprier ses moyens de diffusion. Pour paraphraser John Lennon, c’est du « Software To The People ».

Le principe, c’est que PeerTube n’est pas une plateforme unique : c’est un logiciel, que l’on installe sur un serveur, afin de créer son vidéo-tube maison… Si vous créez votre instance PeerTube, vous pourrez choisir de la relier aux autres instances, histoire de ne pas rester isolé·e sur votre coin de la toile, de partager vos catalogues de vidéos. Et, en hébergeant votre instance PeerTube (ou celle de votre média, votre association, votre institution, votre collectif artistique, etc.) vous reprenez le pouvoir !

Par exemple : l’IUT d’Orsay a ouvert son instance PeerTube sur laquelle les enseignant⋅e⋅s ou étudiant⋅e⋅s autorisé⋅e⋅s peuvent mettre en ligne leurs vidéos. D’un autre côté, l’Académie de Lyon a aussi ouvert une instance PeerTube. Ces deux instances du logiciel PeerTube peuvent être connectées entre elles. De cette façon, les étudiants de l’IUT d’Orsay peuvent chercher et regarder depuis *leur* portail les vidéos présentes sur le portail de l’académie de Lyon, sans avoir à changer de site web. Maintenant, imaginez que des dizaines ou centaines de structures éducatives fassent de même : on aurait des portails « Vidéos éducatives » comprenant des dizaines de milliers de vidéos fédérées, sans avoir à centraliser toutes les vidéos au même endroit. Évidemment, on peut imaginer d’autres portails vidéos sur d’autres thématiques (la politique, la science, les jeux vidéos, etc.)

Mais comme on dit : un grand pouvoir implique de grandes responsabilités… Si sur votre instance PeerTube, vous hébergez des contenus illicites, c’est vous que la Justice viendra voir ! C’est pour cela que, lorsqu’une personne prend la responsabilité d’héberger des vidéos, elle a le pouvoir de choisir ses règles du jeu, ses conditions d’utilisation, et de pratiquer sa modération. Vous pouvez, d’ores et déjà, créer « BlueTube » et exiger que toutes les vidéos téléversées soient bleues. Plus prosaïquement, il y a un QueerTube qui est en train de se faire, afin que les communautés LGBTQ+ aient un espace sécurisé où poster et partager leurs vidéos, tandis que des vidéastes (Datagueule, Thinkerview), des villes (comme celle de Fontaine), des organismes d’éducation ont également créé leur instance PeerTube. Tiens on peut même ajouter le tout récent exemple de Blender qui vient de s’installer une instance pour tester PeerTube, tellement YouTube leur était pénible par ses exigences de monétisation.

Tout l’enjeu a été de concevoir le logiciel PeerTube afin de véritablement démocratiser l’hébergement de vidéos. Google a besoin d’énormes fermes de serveurs pour centraliser les vidéos (et les attentions) du monde entier. Mais Internet est capable de faire bien mieux que cela !

En utilisant un système de Fédération (le protocole ActivityPub) on peut mettre en commun nos catalogues de vidéos, alors que chaque instance n’héberge que ses propres vidéos sur ses disques durs. De même, la diffusion de vidéos en pair-à-pair (propulsée par la technologie WebTorrent) permet de délester le serveur lorsqu’une vidéo devient virale… Enfin, en ce qui concerne la rémunération des créateur·ice·s de vidéos, PeerTube est techniquement neutre. Il n’y a, pour l’instant, qu’un bouton « soutenir » sous chaque vidéo. C’est à la personne qui a téléversé cette vidéo de choisir ce qu’elle met derrière ce bouton : cela peut être un lien Paypal, Liberapay ou Tipeee, mais aussi une injonction à contacter ses député·e·s ou un mot disant « Si vous avez aimé cette vidéo, envoyez une jolie carte postale à ma grand-mère » !

En fait, le logiciel PeerTube a été pensé, jusque dans son code, hors des sentiers battus et rebattus par Google. Car il est possible de faire, ensemble, un Internet plus mature, plus responsable et donc plus éthique.

Mr Mondialisation : Vous insistez sur deux aspects : le caractère libre et décentralisé de la plateforme. En quoi ce sont des principes politiques, c’est-à-dire qu’ils n’intéressent pas seulement les internautes, mais aussi tous les citoyens et les citoyennes ?

Pouhiou : Un logiciel libre, c’est une condition nécessaire à notre émancipation numérique. Car ce n’est pas le logiciel qui est libre : c’est nous, citoyennes et citoyens ! Un logiciel est dit « libre » lorsqu’il est accompagné d’une licence (donc un contrat, légalement opposable et ouvert à quiconque) qui garantit les libertés fondamentales des utilisateurs et utilisatrices de ce logiciel. Lorsqu’il y a une licence libre, nous sommes sûr·e·s que nous pouvons utiliser le logiciel comme bon nous semble, l’étudier (pour voir s’il n’y a pas de failles ni de portes dérobées, par exemple), le modifier et le diffuser à volonté.

L’idée derrière tout cela, c’est que les humain·e·s restent en maîtrise de la machine, et non l’inverse. Si vous trouvez qu’il manque quelque chose à PeerTube, vous avez le droit de coder une nouvelle fonctionnalité (ou de la faire coder !). Si, un jour, vous n’avez plus confiance en Framasoft et à la direction donnée à PeerTube, vous pouvez « fourcher » le projet, c’est-à-dire développer un « AutrePeerTube », et donc influencer sa gouvernance (comme cela a pu arriver avec LibreOffice, le fourchage de la suite bureautique OpenOffice).

Si l’aspect Libre est une condition nécessaire à l’émancipation des personnes, elle n’est pas suffisante. Chaque jour, nous prenons graduellement conscience des dérives de la centralisation de nos données. Les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft), et plus généralement les « big data » centralisent tellement nos usages, nos informations sociales et nos attentions qu’elles sont en position hégémonique. Ces entreprises exercent sur nous une triple domination : économique (ce sont les plus grosses puissances financières mondiales), technologique (elles peuvent acheter, freiner et diriger les innovations) et politique (lobbyisme, influence culturelle et sociale… les exemples se succèdent chaque jour !).

Les révélations d’Edward Snowden nous ont montré combien il est tentant, lorsqu’on est une grande puissance politique, d’aller frapper à la porte de Facebook, Microsoft ou Google, où nous avons toutes et tous confié les traces de nos vies, de nos échanges. Plus nous essaimerons nos données personnelles et sociales, plus il sera difficile et coûteux de nous espionner, de nous diriger, et ce que ce soit pour des entreprises ou des pouvoirs politiques

Une alternative plus éthique et plus mature passe forcément par la décentralisation : comme on disait dans le hameau ariégeois de mon enfance « il ne faut pas mettre tous ses œufs toutes ses datas dans le même panier ! ».

Mr Mondialisation : Concrètement, avec les moyens (très) modestes qui sont les vôtres, comment entendez-vous tenir tête à YouTube ? N’est-ce pas David contre Goliath ?

Pouhiou : Comment ? Déjà en prenant le temps de faire les choses bien, et collectivement. PeerTube n’est pas un « Youtube-killer », certainement pas aujourd’hui. À ses balbutiements, le logiciel était déjà prometteur. Avec l’aide de notre communauté, nous l’avons mené jusqu’à une version bêta, rendue publique en mars dernier.

Aujourd’hui, plus de cent instances publiques diffusent et partagent plus de 10 000 vidéos. Cette bêta nous a permis de démontrer que le logiciel fonctionne, que ses principes sont solides, et qu’il y a une attente, une envie de le voir grandir. Cela nous a aussi permis de récolter les attentes, les retours, les envies des gens qui s’y intéressent, afin de co-construire la feuille de route de son développement.

Mais PeerTube n’est pas encore dans sa v1, sa première version stable ! Il lui manque des fonctionnalités essentielles, telles que les sous-titres de vidéos, la possibilité d’afficher plusieurs langues dans l’interface, un module de recherche avancée ou la facilitation de l’import des vidéos depuis d’autres plateformes. C’est pour cela que nous faisons appel à la générosité commune dans une financement participatif : nous avons besoin de moyens pour poursuivre son développement, ainsi que de personnes qui sauront s’intéresser à cette alternative et la faire connaître autour d’elles.

Plus que le combat biblique de David contre Goliath, je pense que nous sommes dans la métaphore de la fourmi qui vit à côté du dinosaure. Seule, la fourmi ne va pas pouvoir faire grand-chose. Mais si nous nous y mettons à plusieurs fourmilières, si on creuse assez de canaux entre nous, alors nous avons une chance de laisser le dino fossiliser dans son coin, et de ne plus avoir besoin de lui ! Oui, je sais, cela peut paraître utopiste : ça tombe bien, à Framasoft nous nous revendiquons comme Utopistes ! D’ailleurs, PeerTube est une des douze actions de notre feuille de route 2017-2020, que nous avons nommée Contributopia … tout un programme, non ?

Le but, avec PeerTube, c’est de créer une alternative : à l’image des personnes qui n’ont pas voulu croire que l’alimentation se réduit à Carrefour-Monsanto-MacDo et qui se sont organisées pour créer des réseaux d’AMAP, du circuit-court, de l’agriculture raisonnée, etc. Cette alternative ne va pas forcément remplacer YouTube-Daily-Viméo-FBvidéos (même si j’espère que, d’ici 5 ans, ces dinosaures prédateurs tomberont en désuétude). En fait, on veut participer à la construction d’un réseau résilient d’intelligences collectives plutôt que de dépendre d’un mastodonte avec un seul cerveau. Car si PeerTube existe, devient pratique, facile et utilisé, alors nous aurons gagné notre pari : sortir de cet « internet-à-choix-unique », où les plateformes centralisatrices sont notre seule option, et ce « mal nécessaire » auquel nous succombons tous.

Alors oui, il reste du boulot, et ça n’arrivera pas du jour au lendemain (ni même lors de la version 1, prévue pour octobre 2018 si le financement réussit). Ce n’est pas grave, car à Framasoft, on a un slogan : « La route est longue, mais la voie est Libre ! »

Mr Mondialisation : De manière générale, que pensez-vous des évolutions les plus récentes du web, que ce soit la chasse aux fake-news ou le RGPD ? Assistons nous à une grande bataille pour la liberté sur internet ?

Pouhiou : Nous assistons au moins à une grande prise de conscience des enjeux du numérique.

Il faut se rendre compte que le numérique, et plus particulièrement Internet, sont des évolutions très récentes dans nos civilisations. Face au numérique, nous avons d’abord été des enfants, enthousiastes, expérimentant, empli·e·s de rêves et d’idéaux. Chacun·e a fait un peu tout et n’importe quoi à l’époque des pages persos, de la blogosphère, et des partages culturels à torrents.

Là, nous sortons à peine d’une adolescence difficile. Pendant que nous étions encore dans l’innocence, l’économie de marché a pullulé en ligne, s’est emparée d’un peu tout, a centralisé nos créations, nos échanges et nos attentions. Shoshana Zuboff, Aral Balkan ou encore Christophe Masutti décrivent très bien les mécanismes du « capitalisme de surveillance » un capitalisme qui n’essaie plus de s’adresser à un consommateur, une consommatrice, mais bien de diriger les envies et les actions de groupes sociaux entiers (voire de peuples, dans les cas les plus effrayants).

En tant que jeunes adultes du numérique, nous commençons à prendre conscience de là où nous a mené notre innocence, notre confiance aveugle : des révélations d’Edward Snowden en 2013 au tout récent scandale Cambridge Analytica, il n’est plus possible de fermer les yeux sur la place qu’a prise le numérique dans nos vies, ni sur les dérives systémiques du capitalisme de surveillance.

Forcément, cette prise de conscience se ressent aussi dans l’échiquier politicien, que ce soit avec des lois telles que le RGPD, dont on espère que les conséquences seront tenues fermement, ou avec des lois anti-fake-news où le remède pourrait bien être pire que le mal, suivant comment elles sont écrites et appliquées. De plus, avec le jeu des lobbies, le pouvoir politique fait souvent le grand écart : on le voit avec l’Europe qui d’un côté attaque Google avec des lois anti-trust ou établit le RGPD, et qui d’un autre s’apprête à voter le filtrage d’Internet avec l’article 13 de la directive sur le droit d’auteur.

Nombre de militant·e·s du logiciel libre couvrent ces sujets (La Quadrature du Net,l’April, etc.). Notre travail, à Framasoft, est complémentaire : nous souhaitons créer les outils numériques qui favorisent une société de contribution et qui permettent de s’émanciper numériquement. Nous souhaitons proposer une alternative aux plateformes centralisatrices qui nous abaissent au rang de vulgaires consommatrices et consommateurs du numérique.

Entre 2014 et 2017, lorsque nous avons mené notre campagne Dégooglisons Internet, peu de monde s’y intéressait et croyait que cela était possible. En 2016, nous avons impulsé la création ducollectif CHATONS (« Collectif des Hébergeurs Alternatifs, Transparents, Ouverts, Neutres et Solidaires »). Ce collectif regroupe et fédère plusieurs dizaines de structures partageant nos valeurs et objectifs : les CHATONS se positionnent comme des « AMAP du numérique ». Aujourd’hui, alors que nous explorons les sentiers de Contributopia, nous voyons combien les consciences ont évolué et que l’envie d’un numérique éthique est partagée. Cela tombe bien : si on veut que nos utopies deviennent réalité, chacune et chacun devra, à son échelle, y contribuer.


CC-By-SA LILA https://libreart.info/fr/

Nos travaux sont gratuits et indépendants grâce à vous. Afin de perpétuer ce travail,soutenez-nous aujourd’hui par un simple thé 😉

\#citoyens #framasoft #gafam #internet #libre
Cet article est disponible ici: https://mrmondialisation.org/peertube-framasoft-lance-son-alternative-libre-a-youtube/
PeerTube : Framasoft lance son alternative Libre à YouTube


 
PeerTube : Framasoft lance son alternative Libre à YouTube

À l’image des autres GAFAM, YouTube (possédé par Google depuis 2006) s’immisce chaque jour un peu plus dans la vie privée des citoyens et des citoyennes du monde entier tout en vendant du « temps de cerveau disponible » aux annonceurs si bien que leur univers se rapproche chaque jour un peu plus de ce qu’on nous sert déjà à la télévision. Avec PeerTube, Framasoft a pour ambition de montrer qu’un autre internet, celui de la contribution, est possible. En fait, l’Internet comme il l’était à l’origine : LIBRE. Pouhiou*, chargé de communication chez Framasoft nous explique ce projet tant attendu du monde militant ainsi que « pourquoi le défi d’un internet libre et décentralisé est devenu un véritable enjeu de société ».

Mr Mondialisation : Cher Pouhiou, pourquoi estimez-vous nécessaire de développer un système d’hébergement de vidéo alternatif à YouTube aujourd’hui ?

Pouhiou : Le YouTube de Google symbolise assez bien tout ce qu’il y a de toxique dans les grandes plateformes qui centralisent nos attentions et nos données (on peut également citer parmi elles le Dailymotion de Vivendi-Universal, Facebook Vidéos, etc.) On voit bien que le grand gagnant de YouTube, c’est Google : avec sa position hégémonique, Google fait la loi sur ce que l’on regarde, tel un ORTF 2.0.

Google décide des règles du jeu, avec par exemple ContentID, son « robocopyright » qui filtre les contenus de manière arbitraire, qui favorise les industries culturelles, et figure régulièrement dans la chronique « Copyright Madness » tant ses dérives automatisées sont nombreuses. [À noter que Mr Mondialisation fut à plusieurs reprises victime de cette forme de censure sur Youtube]

Google décide aussi de quels contenus seront mis en avant, que ce soit pour nous entraîner dans une boucle de vidéos de plus en plus extrémistes (comme le rapporte une personne ayant travaillé sur cet algorithme), ou plus simplement pour plaire aux annonceurs en démonétisant les vidéos de femmes qui parlent de leur corps et de leurs sexualités (et qui ont protesté avec #MonCorpsSurYouTube).

Enfin, Google tente de maîtriser ce que nous faisons de notre temps de vie. Vous avez déjà vécu cette « spirale YouTube » où vous ne vouliez voir qu’une vidéo YouTube et l’instant d’après il est 3h du matin, et vous n’avez pas vu le temps passer…? C’est un effet volontaire du design de YouTube, et une des nombreuses techniques expliquées par un ex-éthicien du design chez Google, Tristan Harris.

Le problème est double. D’une part, avec YouTube, Google a réussi à centraliser nos créations et donc nos attentions. Comme on y trouve de tout, c’est là qu’on va chercher nos vidéos. D’autre part, Google a intimement lié un outil de diffusion des vidéos (YouTube) à un modèle économique, celui de la pub, de l’économie de l’attention. Mais en vrai, on n’est pas obligé·e·s de faire comme Google, de s’enfermer dans son modèle.


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Mr Mondialisation : En quoi PeerTube se distinguera alors de l’existant dans son fonctionnement ?

Pouhiou : PeerTube a été pensé pour que chacun·e puisse se réapproprier ses moyens de diffusion. Pour paraphraser John Lennon, c’est du « Software To The People ».

Le principe, c’est que PeerTube n’est pas une plateforme unique : c’est un logiciel, que l’on installe sur un serveur, afin de créer son vidéo-tube maison… Si vous créez votre instance PeerTube, vous pourrez choisir de la relier aux autres instances, histoire de ne pas rester isolé·e sur votre coin de la toile, de partager vos catalogues de vidéos. Et, en hébergeant votre instance PeerTube (ou celle de votre média, votre association, votre institution, votre collectif artistique, etc.) vous reprenez le pouvoir !

Par exemple : l’IUT d’Orsay a ouvert son instance PeerTube sur laquelle les enseignant⋅e⋅s ou étudiant⋅e⋅s autorisé⋅e⋅s peuvent mettre en ligne leurs vidéos. D’un autre côté, l’Académie de Lyon a aussi ouvert une instance PeerTube. Ces deux instances du logiciel PeerTube peuvent être connectées entre elles. De cette façon, les étudiants de l’IUT d’Orsay peuvent chercher et regarder depuis *leur* portail les vidéos présentes sur le portail de l’académie de Lyon, sans avoir à changer de site web. Maintenant, imaginez que des dizaines ou centaines de structures éducatives fassent de même : on aurait des portails « Vidéos éducatives » comprenant des dizaines de milliers de vidéos fédérées, sans avoir à centraliser toutes les vidéos au même endroit. Évidemment, on peut imaginer d’autres portails vidéos sur d’autres thématiques (la politique, la science, les jeux vidéos, etc.)

Mais comme on dit : un grand pouvoir implique de grandes responsabilités… Si sur votre instance PeerTube, vous hébergez des contenus illicites, c’est vous que la Justice viendra voir ! C’est pour cela que, lorsqu’une personne prend la responsabilité d’héberger des vidéos, elle a le pouvoir de choisir ses règles du jeu, ses conditions d’utilisation, et de pratiquer sa modération. Vous pouvez, d’ores et déjà, créer « BlueTube » et exiger que toutes les vidéos téléversées soient bleues. Plus prosaïquement, il y a un QueerTube qui est en train de se faire, afin que les communautés LGBTQ+ aient un espace sécurisé où poster et partager leurs vidéos, tandis que des vidéastes (Datagueule, Thinkerview), des villes (comme celle de Fontaine), des organismes d’éducation ont également créé leur instance PeerTube. Tiens on peut même ajouter le tout récent exemple de Blender qui vient de s’installer une instance pour tester PeerTube, tellement YouTube leur était pénible par ses exigences de monétisation.

Tout l’enjeu a été de concevoir le logiciel PeerTube afin de véritablement démocratiser l’hébergement de vidéos. Google a besoin d’énormes fermes de serveurs pour centraliser les vidéos (et les attentions) du monde entier. Mais Internet est capable de faire bien mieux que cela !

En utilisant un système de Fédération (le protocole ActivityPub) on peut mettre en commun nos catalogues de vidéos, alors que chaque instance n’héberge que ses propres vidéos sur ses disques durs. De même, la diffusion de vidéos en pair-à-pair (propulsée par la technologie WebTorrent) permet de délester le serveur lorsqu’une vidéo devient virale… Enfin, en ce qui concerne la rémunération des créateur·ice·s de vidéos, PeerTube est techniquement neutre. Il n’y a, pour l’instant, qu’un bouton « soutenir » sous chaque vidéo. C’est à la personne qui a téléversé cette vidéo de choisir ce qu’elle met derrière ce bouton : cela peut être un lien Paypal, Liberapay ou Tipeee, mais aussi une injonction à contacter ses député·e·s ou un mot disant « Si vous avez aimé cette vidéo, envoyez une jolie carte postale à ma grand-mère » !

En fait, le logiciel PeerTube a été pensé, jusque dans son code, hors des sentiers battus et rebattus par Google. Car il est possible de faire, ensemble, un Internet plus mature, plus responsable et donc plus éthique.

Mr Mondialisation : Vous insistez sur deux aspects : le caractère libre et décentralisé de la plateforme. En quoi ce sont des principes politiques, c’est-à-dire qu’ils n’intéressent pas seulement les internautes, mais aussi tous les citoyens et les citoyennes ?

Pouhiou : Un logiciel libre, c’est une condition nécessaire à notre émancipation numérique. Car ce n’est pas le logiciel qui est libre : c’est nous, citoyennes et citoyens ! Un logiciel est dit « libre » lorsqu’il est accompagné d’une licence (donc un contrat, légalement opposable et ouvert à quiconque) qui garantit les libertés fondamentales des utilisateurs et utilisatrices de ce logiciel. Lorsqu’il y a une licence libre, nous sommes sûr·e·s que nous pouvons utiliser le logiciel comme bon nous semble, l’étudier (pour voir s’il n’y a pas de failles ni de portes dérobées, par exemple), le modifier et le diffuser à volonté.

L’idée derrière tout cela, c’est que les humain·e·s restent en maîtrise de la machine, et non l’inverse. Si vous trouvez qu’il manque quelque chose à PeerTube, vous avez le droit de coder une nouvelle fonctionnalité (ou de la faire coder !). Si, un jour, vous n’avez plus confiance en Framasoft et à la direction donnée à PeerTube, vous pouvez « fourcher » le projet, c’est-à-dire développer un « AutrePeerTube », et donc influencer sa gouvernance (comme cela a pu arriver avec LibreOffice, le fourchage de la suite bureautique OpenOffice).

Si l’aspect Libre est une condition nécessaire à l’émancipation des personnes, elle n’est pas suffisante. Chaque jour, nous prenons graduellement conscience des dérives de la centralisation de nos données. Les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft), et plus généralement les « big data » centralisent tellement nos usages, nos informations sociales et nos attentions qu’elles sont en position hégémonique. Ces entreprises exercent sur nous une triple domination : économique (ce sont les plus grosses puissances financières mondiales), technologique (elles peuvent acheter, freiner et diriger les innovations) et politique (lobbyisme, influence culturelle et sociale… les exemples se succèdent chaque jour !).

Les révélations d’Edward Snowden nous ont montré combien il est tentant, lorsqu’on est une grande puissance politique, d’aller frapper à la porte de Facebook, Microsoft ou Google, où nous avons toutes et tous confié les traces de nos vies, de nos échanges. Plus nous essaimerons nos données personnelles et sociales, plus il sera difficile et coûteux de nous espionner, de nous diriger, et ce que ce soit pour des entreprises ou des pouvoirs politiques

Une alternative plus éthique et plus mature passe forcément par la décentralisation : comme on disait dans le hameau ariégeois de mon enfance « il ne faut pas mettre tous ses œufs toutes ses datas dans le même panier ! ».

Mr Mondialisation : Concrètement, avec les moyens (très) modestes qui sont les vôtres, comment entendez-vous tenir tête à YouTube ? N’est-ce pas David contre Goliath ?

Pouhiou : Comment ? Déjà en prenant le temps de faire les choses bien, et collectivement. PeerTube n’est pas un « Youtube-killer », certainement pas aujourd’hui. À ses balbutiements, le logiciel était déjà prometteur. Avec l’aide de notre communauté, nous l’avons mené jusqu’à une version bêta, rendue publique en mars dernier.

Aujourd’hui, plus de cent instances publiques diffusent et partagent plus de 10 000 vidéos. Cette bêta nous a permis de démontrer que le logiciel fonctionne, que ses principes sont solides, et qu’il y a une attente, une envie de le voir grandir. Cela nous a aussi permis de récolter les attentes, les retours, les envies des gens qui s’y intéressent, afin de co-construire la feuille de route de son développement.

Mais PeerTube n’est pas encore dans sa v1, sa première version stable ! Il lui manque des fonctionnalités essentielles, telles que les sous-titres de vidéos, la possibilité d’afficher plusieurs langues dans l’interface, un module de recherche avancée ou la facilitation de l’import des vidéos depuis d’autres plateformes. C’est pour cela que nous faisons appel à la générosité commune dans une financement participatif : nous avons besoin de moyens pour poursuivre son développement, ainsi que de personnes qui sauront s’intéresser à cette alternative et la faire connaître autour d’elles.

Plus que le combat biblique de David contre Goliath, je pense que nous sommes dans la métaphore de la fourmi qui vit à côté du dinosaure. Seule, la fourmi ne va pas pouvoir faire grand-chose. Mais si nous nous y mettons à plusieurs fourmilières, si on creuse assez de canaux entre nous, alors nous avons une chance de laisser le dino fossiliser dans son coin, et de ne plus avoir besoin de lui ! Oui, je sais, cela peut paraître utopiste : ça tombe bien, à Framasoft nous nous revendiquons comme Utopistes ! D’ailleurs, PeerTube est une des douze actions de notre feuille de route 2017-2020, que nous avons nommée Contributopia … tout un programme, non ?

Le but, avec PeerTube, c’est de créer une alternative : à l’image des personnes qui n’ont pas voulu croire que l’alimentation se réduit à Carrefour-Monsanto-MacDo et qui se sont organisées pour créer des réseaux d’AMAP, du circuit-court, de l’agriculture raisonnée, etc. Cette alternative ne va pas forcément remplacer YouTube-Daily-Viméo-FBvidéos (même si j’espère que, d’ici 5 ans, ces dinosaures prédateurs tomberont en désuétude). En fait, on veut participer à la construction d’un réseau résilient d’intelligences collectives plutôt que de dépendre d’un mastodonte avec un seul cerveau. Car si PeerTube existe, devient pratique, facile et utilisé, alors nous aurons gagné notre pari : sortir de cet « internet-à-choix-unique », où les plateformes centralisatrices sont notre seule option, et ce « mal nécessaire » auquel nous succombons tous.

Alors oui, il reste du boulot, et ça n’arrivera pas du jour au lendemain (ni même lors de la version 1, prévue pour octobre 2018 si le financement réussit). Ce n’est pas grave, car à Framasoft, on a un slogan : « La route est longue, mais la voie est Libre ! »

Mr Mondialisation : De manière générale, que pensez-vous des évolutions les plus récentes du web, que ce soit la chasse aux fake-news ou le RGPD ? Assistons nous à une grande bataille pour la liberté sur internet ?

Pouhiou : Nous assistons au moins à une grande prise de conscience des enjeux du numérique.

Il faut se rendre compte que le numérique, et plus particulièrement Internet, sont des évolutions très récentes dans nos civilisations. Face au numérique, nous avons d’abord été des enfants, enthousiastes, expérimentant, empli·e·s de rêves et d’idéaux. Chacun·e a fait un peu tout et n’importe quoi à l’époque des pages persos, de la blogosphère, et des partages culturels à torrents.

Là, nous sortons à peine d’une adolescence difficile. Pendant que nous étions encore dans l’innocence, l’économie de marché a pullulé en ligne, s’est emparée d’un peu tout, a centralisé nos créations, nos échanges et nos attentions. Shoshana Zuboff, Aral Balkan ou encore Christophe Masutti décrivent très bien les mécanismes du « capitalisme de surveillance » un capitalisme qui n’essaie plus de s’adresser à un consommateur, une consommatrice, mais bien de diriger les envies et les actions de groupes sociaux entiers (voire de peuples, dans les cas les plus effrayants).

En tant que jeunes adultes du numérique, nous commençons à prendre conscience de là où nous a mené notre innocence, notre confiance aveugle : des révélations d’Edward Snowden en 2013 au tout récent scandale Cambridge Analytica, il n’est plus possible de fermer les yeux sur la place qu’a prise le numérique dans nos vies, ni sur les dérives systémiques du capitalisme de surveillance.

Forcément, cette prise de conscience se ressent aussi dans l’échiquier politicien, que ce soit avec des lois telles que le RGPD, dont on espère que les conséquences seront tenues fermement, ou avec des lois anti-fake-news où le remède pourrait bien être pire que le mal, suivant comment elles sont écrites et appliquées. De plus, avec le jeu des lobbies, le pouvoir politique fait souvent le grand écart : on le voit avec l’Europe qui d’un côté attaque Google avec des lois anti-trust ou établit le RGPD, et qui d’un autre s’apprête à voter le filtrage d’Internet avec l’article 13 de la directive sur le droit d’auteur.

Nombre de militant·e·s du logiciel libre couvrent ces sujets (La Quadrature du Net,l’April, etc.). Notre travail, à Framasoft, est complémentaire : nous souhaitons créer les outils numériques qui favorisent une société de contribution et qui permettent de s’émanciper numériquement. Nous souhaitons proposer une alternative aux plateformes centralisatrices qui nous abaissent au rang de vulgaires consommatrices et consommateurs du numérique.

Entre 2014 et 2017, lorsque nous avons mené notre campagne Dégooglisons Internet, peu de monde s’y intéressait et croyait que cela était possible. En 2016, nous avons impulsé la création ducollectif CHATONS (« Collectif des Hébergeurs Alternatifs, Transparents, Ouverts, Neutres et Solidaires »). Ce collectif regroupe et fédère plusieurs dizaines de structures partageant nos valeurs et objectifs : les CHATONS se positionnent comme des « AMAP du numérique ». Aujourd’hui, alors que nous explorons les sentiers de Contributopia, nous voyons combien les consciences ont évolué et que l’envie d’un numérique éthique est partagée. Cela tombe bien : si on veut que nos utopies deviennent réalité, chacune et chacun devra, à son échelle, y contribuer.


CC-By-SA LILA https://libreart.info/fr/

Nos travaux sont gratuits et indépendants grâce à vous. Afin de perpétuer ce travail,soutenez-nous aujourd’hui par un simple thé 😉

\#citoyens #framasoft #gafam #internet #libre
Cet article est disponible ici: https://mrmondialisation.org/peertube-framasoft-lance-son-alternative-libre-a-youtube/
PeerTube : Framasoft lance son alternative Libre à YouTube


 
financement collaboratif pour améliorer #peertube une alternative éthique à #youtube #google #facebook #gafam #degoogliser #libre #opensource


 
financement collaboratif pour améliorer #peertube une alternative éthique à #youtube #google #facebook #gafam #degoogliser #libre #opensource


 

#deleteGitHub


Remeber: GitHub is a centralised, proprietary platform. It certainly has its advantages, but if possible, host your free software on free platforms, such as GitLab, Pagure, Trac, Kallithea, etc.

#microsoft #github #deletegithub #gitlab #trac #pagure #kallithea #gafam


 
Immagine/foto

Google a évité 4 milliards d'euros d'impôts grâce à ses acrobaties en 2015



Google combine deux techniques : le "Double Irish" et le "sandwich hollandais".

1/ "Double Irish" renvoie à l'idée d'un jeu entre deux sociétés irlandaises, dont l'une est à moitié bermudienne :
- l'une, Google Ireland Ltd, engrange le chiffre d'affaires réalisé hors des Etats-Unis ;
- elle verse ensuite des royalties à l'autre, Google Ireland Holdings, qui détient les droits de propriété intellectuelle du groupe, hors #Etats-Unis, basée en #Irlande mais régie par le droit des Bermudes

Le fisc irlandais devrait prélever des impôts, à la source car cette seconde société n'est pas européenne, et juridiquement basée dans un paradis fiscal, sauf que :

2/ grâce au "sandwich hollandais"
- Google Ireland Ltd verse sa redevance à une coquille néerlandaise, Google Netherland BV (sans prélèvement à la source parce qu'on reste entre Européens)
- Google Netherland BV la reverse à son tour à Google Ireland Holdings (sans prélèvement à la source car les #Pays-Bas ne l'imposent pas la propriété intellectuelle).

#GAFAM #google #Alphabet #optimisation #DoubleIrish #sandwich-hollandais #paradis-fiscaux #Bermudes #fisc


 
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Google a évité 4 milliards d'euros d'impôts grâce à ses acrobaties en 2015



Google combine deux techniques : le "Double Irish" et le "sandwich hollandais".

1/ "Double Irish" renvoie à l'idée d'un jeu entre deux sociétés irlandaises, dont l'une est à moitié bermudienne :
- l'une, Google Ireland Ltd, engrange le chiffre d'affaires réalisé hors des Etats-Unis ;
- elle verse ensuite des royalties à l'autre, Google Ireland Holdings, qui détient les droits de propriété intellectuelle du groupe, hors #Etats-Unis, basée en #Irlande mais régie par le droit des Bermudes

Le fisc irlandais devrait prélever des impôts, à la source car cette seconde société n'est pas européenne, et juridiquement basée dans un paradis fiscal, sauf que :

2/ grâce au "sandwich hollandais"
- Google Ireland Ltd verse sa redevance à une coquille néerlandaise, Google Netherland BV (sans prélèvement à la source parce qu'on reste entre Européens)
- Google Netherland BV la reverse à son tour à Google Ireland Holdings (sans prélèvement à la source car les #Pays-Bas ne l'imposent pas la propriété intellectuelle).

#GAFAM #google #Alphabet #optimisation #DoubleIrish #sandwich-hollandais #paradis-fiscaux #Bermudes #fisc


 

clouds are not an option : roundtable @WTC25 - 27.01.2017



this discussion can interest some, in these times of tensions between the silos and the decentralised internet around citizen issues...

http://www.constantvzw.org/site/The-Clouds-are-Not-an-Option.html

#internet #cloud #politics #roundtable #privacy #bigdata #gafam

Clouds are Not an Option

Data-driven systems do not arrive from nowhere, into the world like magic. Like all technologies their development and deployment follows particular historical trajectories and continuities which are influenced by larger forces. In contrast, most of the research on ’social impact’ has drawn attention to the micro-effects of Big Data: the invasion of personal privacy, their non-transparency, and how they can lead to unfair discrimination between citizens or consumers.
These framings do not (...)

Constant: Clouds are Not an Option (Femke Snelting)



 

Quand un jeu vidéo de tir libre entraîne les IAs d'Alphabet ...



vers un prochain Terminator Judgment day ? (ou comment les chatons sauverons l'humanité)



"y a pas de jeux libres!"



On répète souvent cette rengaine que "oui mais moi je joue sur mon ordi, alors sur (GNU-)Linux ça ne va pas, y a pas de jeux!"C'est une réalité toute relative, et une déclaration fausse dans l'absolu ( - liste - liste - liste moins libre sans parler des humblebundle et autres émulateur de "tout" ( "- sudo apt-get install mame", etc... ), il y en a moins (la faute à la poule et l'oeuf selon moi... ) mais ils sont là et pour de bon. Et ils sont ouverts, et fonctionnels depuis des années, donc affinés comme de bons fromages.

"FPS 4 AI"



Et voilà que les chercheurs de chez Alphabet (Google) travaillant sur les systèmes "d'Intelligence Artificielle", ou plutôt des systèmes "auto-adaptifs" basés sur des simulation de réseaux de neurone, se sont rendu compte que faire jouer à un FPS (jeu de tir à la 1ere personne), ça permettait de présenter à ces petits cerveaux virtuels des mondes suffisamment complexes pour les sensibiliser et leur apprendre des comportements à choix complexes...
Mais la tache semble tellement énorme qu'ils ouvrent le paquet sur github, en proposant "aux gens" de participer.

Bientôt des bots incollables et "plus qu'humains" dans OpenArena ?



Et du coup, ils choisissent d'utiliser un de ces bon vieux moteur IOQ3 https://ioquake3.org/ éprouvé depuis des lustres, qu'ils interfacent avec un système d'agents déjà préprogrammés, ou "outillés" pour pouvoir se mouvoir dans l'espace virtuel.
la description du projet : https://deepmind.com/blog/open-sourcing-deepmind-lab/ les sources : https://github.com/deepmind/lab Et donc si "quelqu'un" est motivé, YAKA interfacer ça pour mettre des bots à réseaux neuronaux qui apprennent dans OpenArena, le FPS libre de référence disponible dans les répertoires courants, puisqu'il est basé sur .. ioq3. On a donc ici un raccourci à portée de main vers les meilleurs bots du monde dans un jeux libre, bien avant tout autre jeu commercial. http://openarena.ws Pour rappel, et avoir la mesure du vertige : DeepMind a battu le champion du monde de GO. On lui donne maintenant des yeux et des membres (déplacement, actions). Les "bots" classiques sont des algorithmes mécanistes totalement primitifs. Entre une horloge mécanique et un ordi-phone/superordinateur-de-poche il y a le même écart de paradigme.

"My bot had a (bad) dream"



Et on aussi une avancée conséquente dans le modèle de pensée des "robots". Parce qu'en effet, ces "bots" réagissent aux mêmes données qu'un joueur humain : l'image à l'écran (et non plus des senseurs virtuels "artificiels"), ils réagissent donc potentiellement de la même manière avec un flux caméra. Et c'est l'idée : simuler des milliers de bots différents dans un espace virtuel, impossible à faire avec des robots physiques. On les fait donc "rêver". Il "suffit" donc ensuite de relier les commandes de mouvement "virtualisée" (les bots flottent dans l'espace virtuel, se déplacent avec des "réacteurs" abstraits donc) à des circuits eux même entraînés pour s’accommoder de variations locales (aussi des petits réseaux neuronaux ou à boucle de feedback, PID, etc) commandant des actuateurs (moteurs, roues, jambes, bras, etc... ) et on peut (théoriquement) faire sortir le robot de son rêve, lui donner un corps.
https://www.youtube.com/watch?v=7syZ42HWhHE

+



Immagine/foto

= ?


dans 10 ans : "Terminator est tu la?" ou "GAFAM's Army" ou "Elysium"?



Il y a plusieurs choses qui sont tout de même à réfléchir ici :
- on entraine des IA dans un FPS, donc d'abord à "shooter" ou à "chercher après des récompenses"... l'éthique commence là déjà, à poser question. - Alphabet/Google a précédement acheté Boston Dynamics, qui fabrique des robots (assez "terrifiants") sur base de contrats avec le Darpa (recherche pour l'armée amériquaine) ... ensuite revendue. Mais peut importe puisque l’entraînement les IA est "open-source" aussi chez les autres 'AFAMS - c'est comme un concours de celui qui met le plus d'outil à disposition ! Alphabet pourra donc racheter (en bourse) l'entreprise qui mettra en oeuvre ceci de manière rentable quand bon lui semble. Ou son concurrent. Une "saine compétition" entre entreprise interdépendantes. L'open source (à défaut du libre) semble devenu une arme compétitive de pointe. - Pas besoin de robot guerrier, juste de robots ouvriers, des "bras à tout faire" p.ex. à 1500€ (actuellement c'est >10k€ et ils sont pas débrouillards puisque "programmés à la main")... ou un "autonome" sur roue, pouvant même faire une course pour vous chez ... chez ... le magasin automatique ... qui ... se fait livrer par un camion automatique qui va se livrer à la serre automatique ...etc... et hop, en 10 ans le travail ouvrier et employé passe à la trappe pour 80% ... c'est dans les cartons de la combinaison de toutes ces entreprises. - ce projet rappelle un peu bizarrement le jeu "America's Army" mis en place gratuitement par l'armée US peu avant la guerre du golfe de 2003 pour recruter les jeunes et entraîner les recrues aux tactiques de combat au sol ... c'est un chapitre à développer en soit. - l’entraînement de ces AI déployées par les GAFAM se fait grace aux données des internautes : c'est en effet grâce à la masse incroyable de données mises à disposition par les utilisateur de leurs services qu'ils "font apprendre" les réseaux neuronaux. quand on pose une question à "ok google", c'est une IA qui vous réponds en s'autoadaptant pour mieux reconnaître votre voix, le sens de la phrase, la meilleure réponse à adopter en fonction de la réaction suivante, etc... Les images mises en ligne apprennent à voir et reconnaître les objets et les visages, Les "likes" sur FB sont autant de validation de modèle dynamique d'analyse de contenu. La quantité de travail/donnée gratuite fournis en retour de ces service est sans commune mesure... et la perte de liberté future (surdétermination) assez grande également (bulle d'information, etc... ) -> la question change de "ai-je quelque chose à cacher?" à "est-ce que je participe à cette modélisation des flux au service de sociétés privées". Modélisation qui permet d'induire des comportement à l'insu des personnes (p.ex. deux personnes "compatible suivant leurs profils de vie" se rencontrent "par hasard" par suggestion du moteur de recherche pour un restaurant... le bénéfice de cette rencontré étant dans les retombées pour la plateforme qui a servi les renseignement, ou ses clients ... p.ex. le restaurant qui fidélise deux "amis" et paye la plateforme pour sa notoriété... etc )
- quand on me dit que le "jeu video n'a rien de politique", je rigole ! :D

"le peril Chinois, 3e épisode"



Et avec "GAFAM", on occulte le continent asiatique, qui bien qu'on le tienne dans notre angle mort, est bien en avance dans ce domaine, si on compte le nombre de robot installés, et le nombre de publication scientifique en rapport avec l'IA.
Les travailleurs chinois seront donc les premiers "libérés", et nous "envahis" par une marchandise irréprochable et "éthique" (si tant est qu'ils développent aussi l'énergie renouvelable).
La question qu'on vient à se poser, c'est : que faire, et pourquoi. Plusieurs données et point d’inflexions sont à poursuivre, quelques ficelles transversales à tirer : logiciel, robotique et #monnaie libre, communs et bien commun, solidarité et reprise de l'autogestion. On se demande comment la chine populaire va réagir à cette robotisation massive, elle qui s'est bougé des campagne pour rejoindre les fabriques. On se demande comment réagiront, enfin, nos contrées de vieille europe, désindustrialisée dont le secteur tertiaire va aussi se faire laminer. (oui ok, y a un bon niveau dans les labos d'IA en France, la frenchtech touça, et les datacenter de Google à Mons... mais ... ça concerne combien de dizaines de personnes?)

"l'apocalypse de l'emploi"



Le "chomâge" va exploser, et subitement les richesse s'hyper concentrer dans les mains des détenteurs d'action, puisque les autres n'auront plus de revenu de leur emploi.
L'analyse de Bernard Stiegler va dans ce sens p.ex., mais manque d'une réflexion importante : la question de la monnaie n'est pas abordée, et est probablement clé dans l'histoire. voir http://trm.creationmonetaire.info En effet, cette apocalypse n'arrive que si l'ensemble des humains participe à cette bulle, et accorde unilatéralement sa confiance dans le système monétaire dominant "actuel" (2016) qui la fera éclater pour un monde #dystopique visualisé dans des films comme "Elysium" ou "Chappie" ... voire surement pire : l'IA aura toute connaissance de votre comportement inconscient quotidien par la surveillance data. pas d’échappatoire, la psychose est totale. (on a déjà vu retour vers le futur II se réaliser au niveau dystopique cette année ... )

« révélation » - democracy now!



**Apocalypse* , Étymologiquement, le mot « apocalypse » est la transcription d’un terme grec (ἀποκάλυψις / apokálupsis) signifiant « dévoilement » ou, sous un aspect religieux, « révélation »*

d'abord le choc, ce qui vient après ça peut aussi être autre chose qu'une résignation ou une crispation : une réappropriation de la monnaie par des communautés maîtres de leurs outils, redéveloppant et réimplémentant au niveau local un savoir distribué. Une économie GloCale, libre, dans une interconnexion de #réseaux libres s'échangeant des valeurs variables évaluées entre les parties sur base de protocoles communs et d'un respect des humains, présents et à venir. Partageant savoir, #ressources, modèles, #énergie, ... pour le bien de tous. Un beau rêve "bobo" diront certains, qui est pourtant l'utopie à poursuivre comme porte de sortie, même s'il est "trop tard" ...
Ce changement de paradigme nécessite de reconstruire les #communs, la #gouvernance (commons, liquidemocracy, faircoop), la #monnaie (libre et p2p, la #micro-industrie (fab-labs), la distribution (p.ex. inventaire.io ou Gasap/SCooP, ...), etc... sur base de réseaux #maillé ouvert, légitimes (http://perspective-numerique.net/wakka.php?wiki=TroisRegimesDeLegitimitehtml), de courte portées (sans monopole) se relayant sur base de protocoles communs consentis... les outils numérique nous en donnent les moyens !

Et ironiquement,on a énormément à apprendre justement en utilisant ces outils de simulation, pour modéliser des issues possible à la dystopie en vue. Les GAFAM&MonsentoNestleIBMFoxconnAlibabaEtc, aka EVILCorps... ne sont pas la solution dans leur structure hyper-pyramidale, tout comme le stalinisme qui mène à une dictature du prolétariat ne nous intéresse pas. Nous voulons êtres des travailleurs/euses libres, pas des prolétaires enchaîné/es à une hiérarchie cristallisée.
En ces temps de changements globaux, les humains ont besoin d'une structure sociale souple, capable de s'adapter à des flux importants de population et à des changements d'habitude rapides. Le "vieux système" croule de toute part, trop rigide, les extrêmes ont du succès de par ce manque total de souplesse.

de l'éthique du libre pour un radeau vers un beau rivage



Ca semble aussi tomber dans l'oreille de certains partis, jeunes comme le Parti Pirate, ou plus ancien comme Ecolo en Belgique p.ex. mais souvent de manière encore fort brouillonne, et ne percevant pas l'urgence ni les ramification ou l'emballement que tout peut prendre de manière "systémique" (ou sans moyen d'action). Ne parlons pas des partis traditionnels, qui ne semblent bien loins de la réalité dans leur ensemble ( qu'est-ce qu'on fume à l'assemblée ? ha oui, c'est les pots de vin qui pètent ... soyons démago ;) ) Les mouvements citoyens actuellement remontés contres les lois et décisions libérales (lois Travailles! et "Peeters", etc) que ce soit vers la gauche ou la droite ne voient pas non plus la vague venir, ni la perspective d'une économie démocratisée dans la pratique (cad dont les moyens de production et de décision reviennent aux participant/es, travailleurs/euses et citoyen/nes). Les mouvement écologistes commencent seulement à comprendre "le numérique", sont encore loin de l'économie distribuée (ha oui Uber (!) ou laruchequidioui (!!)) et n'ont encore aucune idée de ce problème des IAs. (rem : que Hawkins et Musk dramatisent bizarrement, les dangers sont plus immédiats, dans l’interconnexion de tout ces systèmes)

De mon point de vue : la terre a déjà tremblé, la vague de fond est en marche, et prends de la vitesse. Quand elle sera sur la plage, courir ne servira à rien. Mais on peut la prendre en amont. Un de ces radeaux pour prendre la vague en préparation (liste de course) : http://brain.hackerland.be
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"la route est longue, et la voie est libre ..."



Slogan de Framasoft, c'est aussi ce qui ressort d'un atelier de plusieurs jours sur le thème de la résilience à Bruxelles en juin cette année, rassemblant une douzaine de "Changemakers" auquel j'ai participé, et qui suit tout un mouvement (p.Ex. POC21, opensourceecology.org, etc... ). Ce n'est pas une question "morale" comme semble le proférer certain "évangélistes" du libre et que critique Thierry Crouzet à juste titre, mais bien la question éthique au sens spinoziste et pratique du terme : l'ensemble des conséquences du choix du non-libre pousse à préférer tant que possible le libre, même au pris de perte temporaires ou locales d'efficacité.
Pas de totalitarisme mais une indication de choix. Par contre, ça peut servir à découvrir de nouvelles contrées, en utilisant les nouvelles "puissances" pour ouvrir les possibles tout en respectant l'équilibre vital sur terre. Le paysage qui se dessine, entre #permaculture et #micro-industrie #distribuée, avec des robots comme extension des humains et non comme machine de contrôle, est probablement encore trop loin dans l'imaginaire commun, mais pourrait ressembler à un petit paradis, pour tous. Et même si le changement met du temps, il ne faut pas renoncer à prendre la route. La question du libre qui sert actuellement à la fois à la construction de cette dystopie et permettrait d'en sortir est simple : il s'agit d'un "pharmacon" : un poison ou un remède, en fonction de l'usage. A nous collectivement de nous saisir de ces outils pour ne pas qu'on nous en impose leur usage.

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